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Auteur Fil de discussion: Pourquoi choisit-on de faire psycho ?  (Lu 907 fois)
eva
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Co-animatrice L3 / L3


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« le: 05 Aot 2009 11:11:35 »

Bonjour à tous,
je me lance pour un premier message. régulierement je viens sur ce forum pour avoir des nouvelles de la fac et des idées de réflexions, mais je n'ai encore jamais participé.
J'aimerai avoir votre avis sur cette question : qu'est ce qui nous pousse à faire psycho ?
Ma première réponse a été : l'amour de l'autre : l'envie d'aider les autres à aller mieux. Mais on m'a répondu qu'il y a d'autres moyens pour aider les autres, pourquoi celui là ? et là je bloque et depuis je ne cesse d'essayer de répondre à cette question . il y a aussi, je crois , ( enfin tout ça n'est qu'une opinion personnelle ) un côté intellectuel, et l'envie de comprendre et d'aider les gens à se comprendre, comment on fonctionne et comment ça marche "là-haut" dans sa manière de se comporter et de penser.

Et vous, pourquoi avez-vous choisi de faire des études de psycho ?

Merci pour vos réponses.
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groliv
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« Répondre #1 le: 05 Aot 2009 15:08:28 »

Bonjour eva, soit la bienvenue sur ce forum. Si tu le souhaites, il existe une partie (section) du forum où tu pourrais te présenter, ce qui n'est en aucun cas une obligation. Ca nous permettrait de savoir si tu es étudiante, si tu envisages de suivre des études en psycho, si c'est un premier parcours ou une reprise, ...

Je trouve ta question très intéressante. Mais je doute qu'on puisse y apporter une réponse globale : partagerions-nous des motivations communes à l'ensemble des étudiants pour nous engager dans des études de psycho ? Peut-on le réduire à l'altruisme ? Y-a-t'il d'autres noms de l'altruisme ?

Je sais te répondre sur un point, en marge de ta question : pour y réussir, il faut accepter de se plier aux exigences universitaires, il faut être tenace (car la fac cadre peu les étudiants), il faut fouiller par soi même et ne pas se limiter aux enseignements de la fac, il ne faut pas hésiter à aller un peu voir en-dehors de la fac aussi. Il faut surtout parvenir à choisir une orientation.

Pour revenir à ta question, ce qui nous pousse à suivre des études en psycho a probablement à voir avec ce que la psychanalyse nomme notre fantasme et notre symptôme (2 choses différentes). C'est par nature très personnel : non pas qu'on soit réticent à le dire à titre personnel (ce qui est surement le cas... heureusement) mais que cela ne soit pas généralisable à d'autres.

Répondre à cette question est surement un long cheminement personnel. Cheminement indispensable avant de prendre place comme psychologue. Autant le commencer tôt. Mais peut-on le faire seul ? Personnellement, je pense que non.

En filant ta question, tu découvriras surement de bonnes motivations pour suivre un tel cursus, puis de moins avouables et plus personnelles. Que restera-t'il en pelant une à une les couches de cette question, comme un oignon ? A toi de le découvrir mais l'aventure est passionnante pour celui qui est prêt à s'y engager.
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"Quand Lacan fait de la cure, parce qu'elle change le rapport du sujet aux objets, à la jouissance, à l'autre et aux autres, une sortie du capitalisme, je ne crois pas qu'il s'agisse d'une formule pour les chiens..."
Marie-Jean Sauret, L'effet révolutionnaire du symptôme
eva
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« Répondre #2 le: 06 Aot 2009 11:29:27 »

Merci pour ta réponse, groliv .
Je vais de ce pas me présenter, peut-être que ce sera plus clair ainsi .
Sinon, à propos de ma question, je ne m'attendais pas à ce que chacun  dévoile ses aspirations les plus secrètes dans son choix.( quoique, cela serait intéressant ... ) Je pensais qu'il y avait des tendances plus ou moins générales à chacun , comme l'altruisme par exemple, avouables sur un forum ;  même si je suis tout à fait d'accord avec toi sur les motivations personnelles que chacun garde pour soi .
J'ai l'impression que ma question est peut-être trop personnelle pour pouvoir en discuter librement.
J'avoue que les réactions de mon entourage sont parfois déroutantes , du genre " les psy se sont les premiers malades ."
Fais-t-on psycho car on a des choses à régler avec soi-même ?
je n'attends pas de réponse précise à cette question, comme tu dis, c'est personnel et chacun au fond de lui connaît peut-être la réponse.
Je vais continuer ma réflexion intensément car c'est , je trouve, trés intéressant !

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Elemmirë
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« Répondre #3 le: 06 Aot 2009 13:47:24 »

Pour ma part je dirais que l'altruisme est présent, oui... mais il vient d'où? Peut-être du fait que, si on s'intéresse tant à la souffrance de l'autre, c'est qu'elle fait écho à notre propre vécu. Car après tout, n'est-ce pas étrange d'avoir envie de plonger toute sa vie son âme dans la merde psychique des autres? Si je puis me permettre de m'exprimer ainsi... Quelque part, je pense qu'en s'intéressant aux autres, c'est aussi à soi qu'on s'intéresse.

Je ne veux bien évidemment pas dire par là, que pour "soigner" les enfants battus, il faut avoir été l'un des leurs, que pour soigner les femmes violées, il faut l'avoir été, etc... Sinon, qui pourrait s'occuper des personnes âgées atteintes d'Alzheimer? Clin d'oeil

Mais je pense que toutes les souffrances humaines ont des similitudes, et que "faire psycho", après réflexion (une réflexion accompagnée), n'est jamais un choix arbitraire, mais plutôt un besoin...

Voilà mon avis!
Cela dit, cette réponse n'en est pas une, et le chemin sera encore très long avant que je sache précisément pourquoi je fais ce métier! Mais d'ailleurs, qui peut vraiment dire pourquoi il aime telle ou telle chose / métier / loisir...?
Bon, je m'égare Sourire
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« Répondre #4 le: 27 Aot 2009 21:58:29 »

En faisant du rangement chez moi, j'ai trouvé la feuille de consentement que mes parents et moi meme avont signé il y a 6 ans pour l'étude du DAE d'une étudiante en clinique concernant le sport que je pratiquais, je ne sais pas pourquoi j'ai gardé ça  Huh Car ça ne m'avait pas plus que ça marqué, je n'avais meme pas pris la peine de demander un retour. Il y a 3 ans, je ne me doutais pas encore que j'allais faire psycho, j'étais destiné à tout aurte chose. ça m'a "amusé" ce petit cllin d'oeil, cette coincidence

PS: est-il possible de retrouver cette étude par quelques moyens? Archipel? merci.
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« Répondre #5 le: 28 Aot 2009 17:16:45 »

pourquoi fait-on psycho ?
heu.... mon histoire à moi :
pour ma part, quand j'étais au lycée (il y a longtemps  Clin d'oeil ) je trouvais vraiment les filles (non discréminatoire pour les garçons mais c'était surtout des filles!) qui voulais faire "psycho" débiles... Grimaçant
genre "ha ouai j'vais faire psycho passe ke tu vois je sens que j'ai le feeling pour aider les gens c'est dans ma nature"  Roulement des yeux.
moi je faisait du Karaté et j'adorai me bagarrer ; je vivais presque tout le temps sur un voilier et j'adorais avoir comme seul horizon...l'horizon justement (et donc personne!)... bref, pas le profil "je vais aider les gens"... Clin d'oeil
et puis voilà, la vie passe... et j'ai pas changé  Grimaçant Mais...
un jour d'il y a quelques années (une 8 aines), un medecin homéopathe uniciste (donc avec un abord très psy de la patho) m'a dit : "vous devriez entreprendre des études de psychologie, vous y seriez heureuse". ha ha ha morte de rire. sur ce je lui envoie une lettre en lui expliquant que c'est même pas envisageable et pourquoi (surtout des arguments liés au sexisme consternant des "pères fondateurs"). bon déjà prendre le temps de lui écrire, j'aurai du trouver ça louche... et le temps passe et passe. et je dis à une amie : "j'en ai marre de mon boulot, mes neurones déssechent.je veux reprendre mes études".  et là elle me rétorque que ben ça tombe bien les inscriptions au mirail sont encore ouvertes.  Choqué et évidement elle me dit que je devrait faire.... guess what ? Psycho! ARGGGG... alors, en gros elle m'inscrit presque de force, me met sur le vélo et me dit : "pédale"... alors j'ai enfilé L1 sans réfléchir. juste j'ai pédalé.(et commencé un travail perso...) et puis L2 j'ai compris que j'aimais. vraiment. j'étais là où je devais être...
maintenant je lutte plus et je "fais psycho".
tout ça pour dire que je sais pas si on peut forcément dire "pourquoi". des fois on peut dire "comment". et l'élaboration du "pourquoi" vient peut être après.
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"Etudiez sérieusement, même le vandalisme le plus stupide exige beaucoup de réflexion.""
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« Répondre #6 le: 28 Aot 2009 17:17:46 »

désolée pour les fautes d'orthographe.... Embarrassé
je suis trop nulle en grammaire.
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Guillaume
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« Répondre #7 le: 28 Aot 2009 18:32:07 »

Cette question renvoie par ailleurs aux types d'études que nous avons choisies. En effet, les motivations d'un chercheur (M2 recherche) sont-elles les mêmes que celles d'un psychologue clinicien (M2 pro) ? En outre, de manière transversale, les motivations d'un psy orienté clinique sont-elles les mêmes que celles d'un psy orienté cognitive ? J'entends, naturellement, au-delà de la question de l'altruisme... Est-ce qu'un étudiant qui souhaite de former aux neurosciences, par exemple, imagine son parcours comme un développement personnel, nécessairement accompagné/partagé/confronté ? Les enjeux sont-ils les mêmes ?
Enfin, les enjeux d'un étudiant qui sort du Bac sont-ils les mêmes que ceux d'un baroudeur de 40ans en reconversion professionnelle ?
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