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Auteur Fil de discussion: Faut-il ou non mener un travail personnel ?  (Lu 3543 fois)
sosse
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« Répondre #30 le: 26 Mai 2008 20:54:35 »


En ce qui concerne le coût de l'analyse... je trouve que c'est un peu un faux problème. Non pas que certains n'aient pas les moyens... mais qu'il ne soit pas possible de trouver un analyste qui ajuste le prix des séances en fonction des moyens. Certains payent 10€ par séance...

 Huh  On doit les compter sur les doigts de la main ceux-là ! enfin tout au moins aux allentours de chez moi d'après ce que j'entends. Problème d'argent ou pas ici ils n'en n'ont rien à faire, et ce sont des psychanalystes : "vous avez très mal à la tête vous ne pourrez pas venir demain ? mais vous savez qu'il faut payer quand-même (et le prix fort bien sûr)" "vous avez des problèmes d'argent ? Oui mais il faut que vous payez la somme totale et en liquide ça vous permet de mieux comprendre pourquoi vous venez" (ce n'est pas une blague)

Dommage que Freud ne soit plus là... je suis sûre qu'il existe des psychanaystes sérieux et compréhensifs, désireux de pérenniser l'oeuvre de Freud. Mais pas partout malheureusement.
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« Répondre #31 le: 27 Mai 2008 06:29:30 »

Article trouvé dans Psychologies (newsletter) dans la rubrique "conseils psy"  Clin d'oeil
http://www.psychologies.com/conseils-de-psy.cfm/reponse/6508

Citation
Je veux devenir psychologue
Je souhaite devenir psychologue clinicienne et je suis en 2ème année de licence. Mais j’ai parfois le sentiment de vouloir faire ce métier car je suis en souffrance. Je ne me sens pas toujours bien dans ma peau, et pour une future psychologue, ce n'est pas forcément bien…
Clara6, 19 ans 

La réponse de Pierre Blanc-Sahnoun  (coach d'entreprise)  Huh

Bienvenue au club Clara ! Pensez vous que les psys soient mieux lotis que le commun des mortels au niveau problèmes, angoisses, souffrances ? C’est en fait tout le contraire...

La plupart des gens qui ont choisi cet étrange métier qui consiste à utiliser les mots pour soigner les maux, ont eux-mêmes une expérience bien réelle de la souffrance, et ont commencé par balayer devant leur porte en faisant un travail sur eux-mêmes. Ceci leur permet d’une part, selon le mot de Freud, de “vivre, aimer et travailler” en respirant plus librement, d’autre part, de comprendre par empathie ce que ressentent les patients qui viennent les voir. Un psy qui n’aurait jamais douté, jamais souffert, jamais failli serait vraisemblablement un danger public, bardé de certitudes et n’ouvrant pas la porte à la fragilité de l’autre.

Bien loin de constituer une faiblesse, ce que vous dites dans votre lettre est “du matériel” et très certainement un signe que vous allez exercer ce métier avec conscience et lucidité. A condition bien sûr de démêler ce qui relève de votre propre problématique et ce qui appartient à votre désir de soigner les autres.

Pour cela, il n’y a pas trente-six méthodes : il faut y passer vous-même et entreprendre, avec l’aide d’un professionnel, un travail de réflexion approfondi sur le sujet, dans le but à la fois d’être une meilleure professionnelle et de comprendre que la motivation à exercer un métier peut être “un problème inconscient”. Elle n’en est pas moins noble une fois que l’on s’est mis au clair avec soi-même. 
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« L'analyse est un remède contre l’ignorance mais elle est sans effet contre la connerie...» (Lacan)
« L’homme descend pas du singe, il descend plutôt du mouton...» (Saez)
« A tout moment la rue sait aussi dire non...» (Eiffel)
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« Répondre #32 le: 27 Mai 2008 09:05:46 »

Article trouvé dans Psychologies (newsletter) dans la rubrique "conseils psy"  Clin d'oeil
http://www.psychologies.com/conseils-de-psy.cfm/reponse/6508

Citation
Je veux devenir psychologue
Je souhaite devenir psychologue clinicienne et je suis en 2ème année de licence. Mais j’ai parfois le sentiment de vouloir faire ce métier car je suis en souffrance. Je ne me sens pas toujours bien dans ma peau, et pour une future psychologue, ce n'est pas forcément bien…
Clara6, 19 ans 

La réponse de Pierre Blanc-Sahnoun  (coach d'entreprise)  Huh

Bienvenue au club Clara ! Pensez vous que les psys soient mieux lotis que le commun des mortels au niveau problèmes, angoisses, souffrances ? C’est en fait tout le contraire...

La plupart des gens qui ont choisi cet étrange métier qui consiste à utiliser les mots pour soigner les maux, ont eux-mêmes une expérience bien réelle de la souffrance, et ont commencé par balayer devant leur porte en faisant un travail sur eux-mêmes. Ceci leur permet d’une part, selon le mot de Freud, de “vivre, aimer et travailler” en respirant plus librement, d’autre part, de comprendre par empathie ce que ressentent les patients qui viennent les voir. Un psy qui n’aurait jamais douté, jamais souffert, jamais failli serait vraisemblablement un danger public, bardé de certitudes et n’ouvrant pas la porte à la fragilité de l’autre.

Bien loin de constituer une faiblesse, ce que vous dites dans votre lettre est “du matériel” et très certainement un signe que vous allez exercer ce métier avec conscience et lucidité. A condition bien sûr de démêler ce qui relève de votre propre problématique et ce qui appartient à votre désir de soigner les autres.

Pour cela, il n’y a pas trente-six méthodes : il faut y passer vous-même et entreprendre, avec l’aide d’un professionnel, un travail de réflexion approfondi sur le sujet, dans le but à la fois d’être une meilleure professionnelle et de comprendre que la motivation à exercer un métier peut être “un problème inconscient”. Elle n’en est pas moins noble une fois que l’on s’est mis au clair avec soi-même. 

Pas d'accord sur le dernier point : après questionnement, notre motivation nous apparait-elle toujours comme noble ? ou assumons-nous qu'elle soit personnelle ? La considérer comme "noble" est susceptibled e conduire à des dérives. La considérer comme personnelle oblige à continuer à se questionner, à se limiter, ...

et puis... coach en entreprise, à priori, je me méfie (tout en reconnaissance qu'il puisse y en avoir de bons).

---

@ sosse : je maintiens qu'il y a de nombreux psychanalystes qui ajustent le coût en fonction des moyens (j'en connais au moins 4). On peut aussi comprendre qu'il ne puisse pas entièrement vivre de leur exercice avec une clientère qui ne serait composée que de cette manière. Cela pose d'ailleurs des problèmes éthiques à la psychanalyse. Plusieurs tentatives de réponses :
. l'ECF met en place des CPCT
. je connais une psychanalyse qui a fait le choix de ne pas dépendre de ce qu'elle gagne de cet exercice et continue à garder un métier à côté. Pour elle, c'est un gage d'indépendance (par rapport à cette dépendance financière).
« Dernière édition: 27 Mai 2008 11:05:30 par groliv » Journalisée

"Quand Lacan fait de la cure, parce qu'elle change le rapport du sujet aux objets, à la jouissance, à l'autre et aux autres, une sortie du capitalisme, je ne crois pas qu'il s'agisse d'une formule pour les chiens..."
Marie-Jean Sauret, L'effet révolutionnaire du symptôme
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« Répondre #33 le: 27 Mai 2008 09:59:40 »

@ groliv : je pense que tu t'adresses plutôt à la réflexion de sosse  Clin d'oeil Grimaçant
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« Répondre #34 le: 27 Mai 2008 11:05:08 »

oui, désolé, je modifie...
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"Quand Lacan fait de la cure, parce qu'elle change le rapport du sujet aux objets, à la jouissance, à l'autre et aux autres, une sortie du capitalisme, je ne crois pas qu'il s'agisse d'une formule pour les chiens..."
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« Répondre #35 le: 27 Mai 2008 11:58:34 »

Personnellement cet article me hérisse le poil!

En gros, il dit "Tous les psys doivent avoir souffert pour pouvoir aider leurs patients, et ceux qui n'ont jamais eu de problèmes feront des mauvais psys": non mais quelle horreur!
Et pour être aide-soignant avec des handicapés, des personnes en fin de vie, il faut avoir été handicapé et en fin de vie?? Pour encadrer des autistes, il faudrait avoir été autiste?
Bien sûr, Dolto qui avait un passé psychotique était inimitable pour soigner les psychotiques, mais elle était un cas à part, et dans la plupart des cas je doute que le résultat soit meilleur ou pire. La souffrance des autres, qu'on l'ait vécue ou non, fait résonnance en nous d'une façon ou d'une autre, par empathie, et le risque de mêler notre souffrance à celle du patient n'est pas moins pire que le risque de ne pas les "comprendre" parce qu'on ne l'a pas vécu. Dire aux gens "Pour être un bon psy, il est nécessaire d'en avoir bien chié dans sa vie perso", ça me semble totalement aberrant.
En fait, pour moi, la question "Faut-il mener un travail personnel?" comprend deux questions en une: "Quand on se sent mal dans sa peau, peut-on aider les autres?". A cette question, j'aurais tendance à dire qu'il serait mieux que le psy ait effectivement réglé ses propres problèmes avant de s'attaquer à ceux des autres. L'autre question étant "Et quand on a eu une belle vie, sans traumatisme marquant, est-on pour autant incapable d'aider les autres?", car mener un travail personnel, c'est bien s'attaquer à ses propres démons. Quand il n'y a pas de démon majeur, que faire d'un travail personnel?
J'ai l'impression d'être la seule ici à clamer "Mais je vais très bien!!". Est-ce que ça veut dire que je suis l'exception parmi les étudiants en psycho, tous plus ou moins mal dans leurs peaux, ou est-ce que je suis sensée en déduire que j'ai obligatoirement un problème, puisque je suis en psycho, et que donc j'en suis encore à le dénier?

Ce topic me rend folle ^^
Ca m'exaspère d'entendre "Tu peux pas comprendre, t'as jamais souffert, toi".

J'espère n'avoir pas paru agressive dans mes propos, je suis simplement outrée, pardonnez-donc le ton un peu vif!
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« Répondre #36 le: 27 Mai 2008 12:06:31 »

@ Elemmirë : cet article m'a également interpelé, c'est pourquoi je me suis permise de le mettre sur le forum, et je ne pense pas que la souffrance soit un critère de sélection pour la profession....
Mais de constater qu'un "coach d'entreprise" puisse le croire m'a quelque peu agacée  Clin d'oeil
Citation
J'espère n'avoir pas paru agressive dans mes propos, je suis simplement outrée, pardonnez-donc le ton un peu vif!
Et, non, pas agressive, mais seulement réactive  Souriant
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« Répondre #37 le: 27 Mai 2008 13:08:12 »

Bonjour
Je suis déjà intervenue dans différents sujets dernièrement , mais je me re-présente :
je suis orthophoniste ( en exercice ) depuis 20 ans , ai fait une psychanalyse ,  attends ma validation d'acquis pour essayer d'avoir ma licence , et suis également future étudiante au GIREP ( Groupe International de Rêve Eveillé en Psychanalyse).
Ce sujet m'a interpellé et j'avais envie de poser quelques modestes questions ( je vais sans doute être un peu redondante par rapport aux autres interventions ) :
-   si on pousse le raisonnement un peu , alors pourrait-on se dire qu'à partir du moment où l'on rentre dans une démarche de SOINS , on devrait envisager un travail sur soi ? Auquel cas , qu'en est-il des psychomotriciens , des orthophonistes , des pédiatres , des psychiatres , des médecins généralistes ….?
-   pensez-vous qu'une psychanalyse " obligée" puisse être menée à bien ?
-   pensez-vous  que la psychanalyse peut résoudre tous les " mal-être" ?
-   pourquoi décide-t-on , un jour , d'entamer une psychanalyse ?
Ce ne sont que des réflexions…
Personnellement , et pour avoir suivi l'évolution de ma profession  ( surtout en matière de bilans ), je me demande quelle part a la psychanalyse dans l'enseignement et dans la pratique , et quelle place ont les neurosciences .
Aujourd'hui , on nous demande beaucoup de coter, de mesurer…. et le place du sujet et de sa souffrance semblent moins au centre des préoccupations…. On parle d'ailleurs beaucoup en termes de performances , de résultats , de scores … Attention , je ne remets pas en cause les tests , il en faut et les cotations sont indispensables .Mais il faut relier ça au sujet , et non voir devant soi , juste une machine à penser ou parler.
Je pense donc qu'avant même de demander aux étudiants en psycho d'entamer une psychanalyse , il serait peut-être intéressant d'exiger davantage d'enseignement de la clinique et de la psychanalyse , que ce soit en psycho mais aussi en médecine , en orthophonie ….Et je pense que par voie de conséquence, davantage d'étudiants auraient le désir de faire un travail sur eux ( psychanalyse , supervision …. ).
Mais d'une façon générale , la réflexion, l'interrogation , sont-elles au goût du jour? sont-elles rentables ? ( débat plus large et plus global)
Je ne suis pas sûre d'avoir été très claire…..mais c'était surtout des remarques ,des pistes  et du ressenti aussi
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« Répondre #38 le: 27 Mai 2008 13:09:20 »

@ Elemmirë : Pareil!!! Je n'ai pas grand chose à ajouter!

Ce topic m'énerve également, ça ressemble à du "psychanalyse-centrisme".
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« Répondre #39 le: 27 Mai 2008 13:33:55 »

Juste une remarque : j'ai dit "j'attends ma VA pour essayer d'avoir la licence" , c'est plutôt :
j'attends ma VA pour entrer en L1 ou L2 , dans le but d'obtenir ma licence ( dans x années )  ; j'avais fait un raccourci trés court  Clin d'oeil
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« Répondre #40 le: 27 Mai 2008 13:49:04 »

-   si on pousse le raisonnement un peu , alors pourrait-on se dire qu'à partir du moment où l'on rentre dans une démarche de SOINS , on devrait envisager un travail sur soi ? Auquel cas , qu'en est-il des psychomotriciens , des orthophonistes , des pédiatres , des psychiatres , des médecins généralistes ….?

Pour la psychomotricité, il est inclut dans la formation des moments de "pratique", c'est-à-dire des moments où l'on expérimente soi-même des expériences corporelles de conscience de soi,... qu'un psychomotricien est amené à faire "subir" à son patient.

Je vous en dirai certainement plus l'année prochaine... Si j'ai le concours!!!   Indéci
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« Répondre #41 le: 27 Mai 2008 13:53:28 »

Elemmirë, personne a dit "il faut avoir souffert pour être psy"...mais "il faut faire un travail personnel".
Nuance !
Cette jeune fille de 19 ans dans l'article a beaucoup de mérite d'exposé aussi son pb.
La réponse du coach n'engage que lui.
L'horreur n'est pas dans le fait que tu n'aies jamais souffert (ce que je doute fortement tout de même) mais dans le refus d'aller voir en toi tout ce qui pourrais porter préjudice aux patients.
Tes arguments sont erronés, je peux très bien parler de la mort sans l'avoir vécu aussi.
Dois je en conclure que ton empathie est tributaire de ton état d'âme ?

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"Le sérieux, ce symptôme évident d’une mauvaise digestion."
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« Répondre #42 le: 27 Mai 2008 20:24:17 »

Ce que je retiens des dires de ce coach c'est que si quelqu'un n'a jamais ressenti peine ou souffrance ou quelqu'autre sentiment qui permet l'empathie alors il lui sera difficile d'aider les autres, de comprendre ce qu'ils ressentent. (Mais on sait tous que ce quelqu'un n'existe pas ! chacun porte sa croix !  Clin d'oeil )
Je ne suis pas sûre qu'il ait tort... idem losqu'il dit qu'on n'arrive pas là par hasard.

Il est vrai qu'il est assez catégorique dans ses propos et sur le dernier point je suis d'accord avec Groliv.
 
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« Répondre #43 le: 27 Mai 2008 21:08:00 »

Je ne pense pas que la formule "il faut faire un travail personnel" soit la plus judicieuse. Il me semble tout d'abord, pour vivre cette expérience, c'est d'en susciter la demande. S'il n'y a pas le désir de l'analysant, cette démarche est totalement incohérente.
Une telle décision se mûrit. Le choix de faire un travail personnel, (parce que je veux faire psychologue, je ne vais pas bien ou je vais bien....) ne doit pas être décidé en fonction de ces critères.Il est vraiment de l'ordre du désir de tout à chacun et surtout de son ressenti au plus profond de nous-même.

@Fedric:
Je pense que tu t'avances un peu en disant qu'Elemmirë refuse d'aller voir en elle tout ce qui pourrait porter préjudice aux patients.
A mon avis et à travers ses propos,ce choix lui appartient et je pense qu'elle agira en temps et en heure et surtout en fonction de son désir.

La bonne question serait plutôt  "qu'est ce qui pourrait susciter mon désir d'entreprendre de vivre cette expérience?"

Comme le disait Christele, concernant les étudiants, ce qui pourrait y contribuer:
Citation
Je pense donc qu'avant même de demander aux étudiants en psycho d'entamer une psychanalyse , il serait peut-être intéressant d'exiger davantage d'enseignement de la clinique et de la psychanalyse , que ce soit en psycho mais aussi en médecine , en orthophonie ….Et je pense que par voie de conséquence, davantage d'étudiants auraient le désir de faire un travail sur eux ( psychanalyse , supervision …. ).

Mais ça ne suffit pas. Je pense que notre vécu (qu'il soit bon ou mauvais) soit le seul maître mot en la matière.C'est la seule chose qui puisse faire naître en nous ce désir.
A nous de respecter la décision sur le choix de chacun face à ce dernier.


« Dernière édition: 27 Mai 2008 22:06:02 par Cecile » Journalisée

“Quiconque prétend s'ériger en juge de la vérité et du savoir, s'expose à périr sous les éclats de rire des dieux puisque nous ignorons comment sont réellement les choses et que nous n'en connaissons que les représentations que nous nous en faisons”
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« Répondre #44 le: 28 Mai 2008 00:04:54 »

Je suis tout à fait d'accord avec toi , Cécile , le désir lié au vécu est le vrai moteur . Et effectivement tout ça se mûrit . Je crois qu'en matière de psychologie ( et , encore plus , en psychanalyse ) le temps est notre allié. C'est peut-être aussi pour ça que la psychanalyse n'est pas vraiment dans l'air du temps (! ), mais c'est un autre débat....
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