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Auteur Fil de discussion: François Garnier - Art Thérapie - Ombres Blanches  (Lu 92 fois)
groliv
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« le: 26 Fvrier 2010 08:02:14 »

Citation
Rencontre avec François Granier, psychiatre, autour de l’Art-thérapie – à l’occasion de l’exposition Sables – travaux d’art-thérapie présentée les 5, 6 et 7 mars à l’Hôtel-Dieu.

« L’art-thérapie a connu un essor important, au même titre que l’art est invoqué dans notre société contemporaine, pour de nombreux domaines. Sa diffusion multiplie le champ des pratiques, dont la variété recouvre des objectifs bien différents. C’est le mot thérapie qui pose problème en premier dans le terme, surtout si l’art-thérapie doit être autre chose qu’un acting, et viser la question du sens, donc de l’interprétation. Comment l’évaluer ? Mais le mot art n’est pas moins ambigu, s’agit-il de l’art tel qu’on l’entend aujourd’hui comme médiateur culturel et social, ou reste-t-il une part à l’énigme de la création, l’autonomie de l’art, la singularité de son créateur ?

Une exposition d’art-thérapie illustre toutes ces difficultés d’approche. Elle révèle une créativité des patients qui va à l’encontre de la stigmatisation de la folie, mais est empreinte de spécificités de style. Elle permet des comparaisons avec des créations de bien des artistes dont nous connaissons les biographies difficiles ou douloureuses. Elle impose un regard neuf au spectateur, car l’impact des  œuvres y tient plus à l’authenticité de l’expression de la crise, qu’à la finition du professionnel. Elle est toujours frustrante car l’ouvrage ne rend que très partiellement compte de l’histoire de la souffrance qui l’a engendrée, image à montrer avec ou sans commentaire. L’impact risque de fasciner comme l’icône, faisant oublier que celle-ci n’existe que grâce au lourd arrière-plan du lien thérapeutique. C’est en réalité une co-création par le soin que l’on vient voir. Ces  œuvres ont une gravité particulière, car leurs auteurs oscillent entre désir de vie, obligation de survie, ou confrontation au vide et à la mort, psychique ou réelle. D’autant que la pratique de l’art n’a jamais été une garantie contre le drame humain, et que les légitimes espoirs placés dans la culture sont toujours confrontés aux dures réalités du politique. » Dr François Granier

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"Quand Lacan fait de la cure, parce qu'elle change le rapport du sujet aux objets, à la jouissance, à l'autre et aux autres, une sortie du capitalisme, je ne crois pas qu'il s'agisse d'une formule pour les chiens..."
Marie-Jean Sauret, L'effet révolutionnaire du symptôme
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