Cecile
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L3 - Admin Psychomirail
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« Répondre #2 le: 25 Fvrier 2008 13:24:44 » |
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Voici divers avis de psychiatres,psychanalystes... à son sujet.Un article sur son cas, lorsqu'il était ministre:
UNE ENQUETE COMPLETE : LES PSYS ANALYSENT LE CAS SARKOZY... Réalisé par MARIANNE en aout 2005 SOMMAIRE : 1) Présentation 2) Témoignages de psys souhaitant garder leur anonymat 3) "Cet homme contrôle tout ce qu'il fait et dit", par Sylvie BRATTER (psychiatre et psychothérapeutes à Paris) 4) La position surmoique, par michel T., psychiatre à Paris 5) Maniaque hypersyntone ? Analyse du Dr B., expert psychiatre auprès des tribunaux 6) Schizophrène ? par Gertrude DILLINGER 7) Paranoïaque ? par Gertrude DILLINGER LES PSYS ANALYSENT LE CAS SARKOZY... C’est l’argument choc des chiraquiens : « Sarkozy ? Il est complètement fou. » Comprenez : parano, névrosé, schizophrène et autres pathologies… En tous cas, incapable de maîtriser ses émotions. D’ailleurs, vous verrez, « il explosera en vol ». En clair, sa folie le perdra… Et, du coup, la rumeur enfle, surtout depuis l’effarante prestation sarkozienne du 14 juillet 2005. Pour en avoir le cœur net, le mieux était encore de demander l’avis éclairé des psychanalystes, psychiatres et psychothérapeutes. C’est ce qu’on fait plusieurs journaux anglais pour tenter d’expliquer l’auto enfermement de Tony Blair à propos de la guerre d’Irak. Verdict des psys : dangereusement schizo ! A quelques exceptions près (deux psys se sont réfugiés derrière cette stupidité : la santé mentale d’un homme politique ne compte pas, seul importe le contenu de son discours), ils ont accepté, certains de façon anonyme, car, à l’évidence, Sarkozy leur fait peur (parce qu’il est ministre de l’Intérieur ?), de décrypter le personnage, ses déclarations et surtout ses actes. Or, force est de constater qu’il y a presque autant de diagnostics que de thérapeutes. Mais soyons honnêtes : vous connaissez un homme politique absolument sain d’esprit ? Sans parler de Napoléon, radicalement et dangereusement dingue. Jospin était-il vraiment « raisonnable » ? Chirac, comme Mitterrand jadis, n’a-t-il pas ses propres névroses obsessionnelles ? Et il faut avoir un sacré grain de folie à prétendre à la fonction suprême. Comment imaginer que le pays tout entier a besoin de vous sans être un brin mégalomane ! Le poète et écrivain anglais Gilbert Keith Chesterton affirmait : « le fou n’est pas l’homme qui a perdu la raison. Le fou est celui qui a tout perdu, excepté la raison. » La question n’est donc pas de savoir si Sarko est fou, mais si sa folie dépasse ou pas les bornes. « Je peux dire, subjectivement, qu’il me semble sérieusement dérangé. Peut-être plus encore que d’autres hommes politiques, parce qu’il a un côté excité qui peut faire penser à un maniaco-dépressif. Mais la déontologie et l’honnêteté intellectuelle interdisent de se prononcer sur qui que ce soit en dehors d’une relation médicale. »
Un psychiatre
« Personnellement, je le trouve complètement fou, mais il ne m’a pas payé pour que je l’analyse, donc je ne peux pas le dire. D’ailleurs, je préfèrerais ne pas vous avoir parlé. »
Un psychiatre « On n’attaque pas un homme politique sur sa folie. On doit le combattre sur des arguments politiques. »
Une psychanalyste "Cet homme contrôle tout ce qu’il fait et dit" Par Sylvie Bratter, psychiatre et psychothérapeute à Paris.
Que vous évoque le cas Sarkozy ? Nicolas Sarkozy dégage une énergie et une volonté qui m’impressionnent. En dehors de toute considération d’ordre politique, il est vraiment étonnant, ce petit bonhomme. Petit ? Je ne veux pas être désobligeante, et je n’ai d’ailleurs aucune raison d’imaginer Nicolas Sarkozy comme l’un de mes patients, mais il est vrai que j’ai constaté, dans ma pratique, que les hommes petits ont souvent le sentiment de devoir sans cesse prouver quelque chose. Ils ont un problème de l’ordre de la puissance et de la virilité. Pour compenser ce qu’ils vivent comme un handicap, ils en font quatre fois plus que les autres. Est-ce pathologique de penser à la présidentielle en se rasant ? La formule employée était drôle et préparée pour faire mouche. Mais il est certain que l’obsession affichée de devenir président de la République est le signe d’une personnalité à l’ego surdimensionné. C’est une forme de pathologie ? Ce symptôme peut être vécu sur un mode paranoïaque et, dans ce cas, il y a danger : le sujet, persuadé d’avoir raison contre la terre entière, cherche à imposer à tous sa vision du monde. Cela nous a fourni au cours des siècles un certain nombre de dictateurs. Mais, dans le monde politique, l’ego surdimensionné est plus souvent vécu sur le mode cyclothymique. Ce sont des personnalités maniaco-dépressives, qui alternent entre des phases dépressives durant lesquelles elles sont au fond du trou, et des phases maniaques, où elles deviennent hyperactives et se persuadent de leur inestimable valeur. Il y en a beaucoup dans le monde politique, et même elles sont un certain nombre à se faire aider par des psychothérapeutes. Sarkozy est en phase maniaque, selon vous ? Je dirais plutôt hypomaniaque, il n’est pas malade. Mais sa boulimie de travail et de performances médiatiques en fait un sujet intéressant à observer. Pensez-vous qu’il en fait trop ? Je suis persuadée qu’il contrôle absolument tout ce qu’il fait et dit. En particulier, je suis certaine qu’il ne dérape pas, quand il dit « Kärcher », ce n’est pas une brusque inspiration : il a décidé, probablement avec un staff très fourni, d’employer ce mot précis, à ce moment-là. Je suis sûre qu’en se rasant il ne pense pas seulement à la présidentielle mais réfléchit aussi aux conseils d’un certain nombre de psychologues comportementalistes autour de lui. Il portera ce jour-là telle ou telle cravate, et rira aux éclats à la première attaque de l’adversaire, etc… C’est épuisant, non ? De quoi, pour le coup, tomber vraiment malade ? Sarkozy est un perfectionniste. Il ne s’économise pas. Il n’y a rien de commun entre le personnage de traître un peu hargneux des coulisses politiques sous l’ère Balladur et le Bonaparte en campagne d’aujourd’hui. Et quand on voit le changement d’image qu’il a réussi à imposer dans les médias, on ne peut que dire « chapeau l’artiste ». La position surmoïque Par Michel T., psychiatre à Paris Quand Nicolas Sarkozy parle de « nettoyer au Kärcher » la Cité des 4000 à la Courneuve, on pourrait penser, à première vue, qu’il s’agit d’une pulsion aussi violente que vengeresse. C’est d’ailleurs ce que lui reprochent ses opposants politiques. Mais je ne suis pas tout à fait d’accord. Je pense au contraire que, ce faisant, il se met dans une position « surmoïque » qu’il souhaite rassurante. Bien que ses propos soient violents, il ne les pense pas ainsi. Il se voit plutôt dans le rôle de l’honnête père de famille qui est bien obligé de se transformer en père fouettard si ses enfants ne respectent pas les règles. A ses yeux, il sait où est la limite à ne pas franchir, et, quand il estime qu’elle a été dépassée, il se sent autorisé à hausser le ton comme un héros antique, mi-homme, mi-dieu. Ce n’est pas du populisme, parce qu’il ne se contente pas de jouer sur les peurs du public : il se présente comme le sauveur de l’autorité perdue, comme le Père éternel de tous les français. Vous noterez par ailleurs que, si Nicolas Sarkozy parle peu d’idéologie, en revanche, il évoque abondamment la question des religions, terme qu’il utilise toujours au pluriel. Dans son discours, il est rarement question de « spiritualité », ou même de « rites ». Ce qui le fascine, dans les religions, c’est justement cette position « surmoïque » qu’il rêve d’atteindre. Une des prérogatives des religions est de fixer la limite entre le bien et le mal. Plus que de maintenir l’ordre, ce qu’il fait déjà en tant que ministre de l’Intérieur, Nicolas Sarkozy rêve de fixer cette limite et d’accéder à cette position « surmoïque » qui n’appartient qu’aux dieux. Maniaque hypersyntone ? L’analyse du Dr B., expert psychiatre auprès des tribunaux Nicolas Sarkozy a une âme de chef, mais quelque peu autocrate, avec une intolérance extrême à la contradiction et une propension à utiliser les médias pour servir son projet personnel. Il fonctionne à l’évidence sur un mode paranoïaque, comme le montre son hypertrophie du Moi, sa méfiance, sa rancune, sa psychorigidité… Cela dit, il est difficile de distinguer le paranoïaque de l’assoiffé de pouvoir. En revanche, son état actuel est plus problématique. Il développe un état d’exaltation qui crée chez lui un état comparable à l’état maniaque. Il en présente d’ailleurs les signes cliniques : l’hyperactivité, le sentiment d’omniscience et d’omnipotence, et même la désinhibition, comme en atteste ce que certains appellent des « dérapages ». Mais là encore, à l’instar des maniaques, il fait montre de ce que l’on appelle l’hypersyntonie, c’est-à-dire le fait de savoir d’instinct jusqu’où on peut aller trop loin. Ainsi, lorsqu’on a l’impression qu’il en fait trop, ça lui réussit quand même. Pour combien de temps ? L’état maniaque dure rarement longtemps. A ce régime-là, on ne tient pas deux ans !
Schizophrène ?
Il y a au moins deux Nicolas Sarkozy. Le second tend à venger le premier. Le premier est l’enfant blessé par l’absence d’un père originaire de Hongrie, aristocrate proclamé dont le cadet mal aimé, obligé de vendre des fleurs et des glaces à Neuilly pour payer ses études, se vengera plus tard en proclamant avoir cherché en vain le prétendu château de famille. Clin d’œil du destin, ce père, frivole, trop beau, est né dans les brumes de l’Empire austro-hongrois, berceau de la psychanalyse.
Lacan enseignait que l’absence du père chamboule les structures du ça, du Moi, du Surmoi et du préconscient. Parfois jusqu’au délire de la névrose obsessionnelle. Il y a quelque chose de ce délire dans le soin que met Nicolas Sarkozy à organiser se meetings comme autant de sacres à sa gloire – La démesure du dernier congrès de l’UMP restera dans les anales. Il y a aussi une once de délire et de folie des grandeurs dans son insolence à organiser une conférence de presse le 14 juillet 2005, presque à la même heure que la traditionnelle interview du président de la République. On dira : il est jeune, fringant, impatient, sans doute. Mais ce galop permanent peut être aussi le symptôme de son impuissance à situer son idéal du Moi. L’absence du père qui donne le nom, « le signifiant du nom du père » (Lacan), revient en boomerang sous la forme d’un délire contre Dieu, qui incarne toutes les formes haïes de la paternité. Freud avait déjà souligné le caractère religieux de la névrose obsessionnelle, avatar pathologique de la religion judéo-chrétienne qui sous-entend toute la société occidentale. Pour Sarkozy, tous ceux qui lui rappellent sa relation d’amour-haine au père et lui barrent le passage sont autant de dieux à dévorer… C’est l’enfer de Nicolas Sarkozy !
Jacques Lacan, le psychanalyste français, a longtemps étudié la psychose à travers ce qu’il nommait « la forclusion du nom du père ». Selon lui, c’est le père qui nomme, qui incarne la loi, qui donne naissance à l’idéal du Moi. Ce père-là, Nicolas Sarkozy l’a cherché en se mettant systématiquement à l’ombre et au service d’aînés puissants, Achille Peretti, Jacques Chirac, Edouard Balladur, Charles Pasqua. Peretti meurt trop vite pour recevoir les coups de bec du pauvre petit canard de Neuilly. Les autres verront tous, à un moment ou à un autre, ce « fils idéal » se transformer en carnassier. Lacan enseignait que l’absence du père chamboule les structures du ça, du Moi, du Surmoi et du préconscient. Parfois jusqu’au délire de la névrose obsessionnelle. Il y a quelque chose de ce délire dans le soin que met Nicolas Sarkozy à organiser se meetings comme autant de sacres à sa gloire – La démesure du dernier congrès de l’UMP restera dans les anales. Il y a aussi une once de délire et de folie des grandeurs dans son insolence à organiser une conférence de presse le 14 juillet 2005, presque à la même heure que la traditionnelle interview du président de la République. On dira : il est jeune, fringant, impatient, sans doute. Mais ce galop permanent peut être aussi le symptôme de son impuissance à situer son idéal du Moi. L’absence du père qui donne le nom, « le signifiant du nom du père » (Lacan), revient en boomerang sous la forme d’un délire contre Dieu, qui incarne toutes les formes haïes de la paternité. Freud avait déjà souligné le caractère religieux de la névrose obsessionnelle, avatar pathologique de la religion judéo-chrétienne qui sous-entend toute la société occidentale. Pour Sarkozy, tous ceux qui lui rappellent sa relation d’amour-haine au père et lui barrent le passage sont autant de dieux à dévorer… C’est l’enfer de Nicolas Sarkozy ! Diagnostic éclairé par le Dictionnaire de la psychanalyse d’Elisabeth Roudinesco (Fayard) Paranoïaque ? Nicolas Sarkozy n’est pas né par hasard à la politique. Comme disait Freud, « il n’y a pas de hasard ». Tout événement a du sens. Ce garçon, notre ministre de l’Intérieur donc, a certainement dû surmonter une grave crise d’identité dès l’enfance, écartelé entre un grand-père maternel, urologue parisien à succès, et l’absence douloureusement ressentie d’un père charmeur et distant. Cadet de la fratrie, élève plutôt médiocre entre ses frères brillants, il lui a sans doute fallu déployer beaucoup d’énergie pour parvenir à la réalisation de son Moi. La politique, dans ce cas de figure, est le lieu idéal pour ce que nous nommons dans notre jargon « les expériences paroxystiques », nécessaires à l’éclosion de telles personnalités. Dans nos sociétés, on ne lève plus d’armées pour conquérir. Et qui veut être Hannibal ne cherche plus d’éléphants pour traverser les montagnes, mais les caméras du 20 heures pour occuper les écrans de télé à l’heure du potage, et des mots simples, comme des coups de clairon. Le jeune Sarkozy, une fois son fort complexe d’Oedipe et les rivalités fraternelles surmontées, a développé un besoin paranoïaque de se faire « voir ». Sa mère raconte en riant comme il chahutait à l’Institution Saint-Louis-de-Gonzage pour se faire remarquer en faisant le clown là où son frère aîné avait brillé par ses bons résultats. Elle assure même qu’il faillit devenir un voyou au lycée Chaptal (les mères exagèrent toujours !), avant d’être à nouveau bouclé chez les bons pères. Plus tard, il n’avait qu’un choix possible pour concilier son besoin de puissance et son goût de paraître : l’arène politique. La politique est aujourd’hui l’un des rares lieux où il est légitime d’écraser ceux qui vous ont écrasé. Sous l’œil des caméras de télévision, on devient un « tueur » ou un « loser », avec gros avantage, en parts de marché, au « tueur » qui épatera toujours le bourgeois en chaussons. Sarko avait une revanche à prendre. Il sait tuer l’adversaire en riant, et s’en vante. Il ne fait confiance qu’à très peu de monde et renifle partout l’odeur du complot. Il suffit pour s’en convaincre de se souvenir de la brutalité avec laquelle il a renvoyé un haut fonctionnaire de la police qu’il soupçonnait d’avoir été à la source de la révélation de ses déboires conjugaux. La paranoïa est sans doute la forme de folie qui ressemble le plus à une authentique élaboration philosophique. Avec un mode d’expression logique et une « intellectualité » proche du raisonnement normal, les grands paranoïaques peuvent bluffer les foules, et plus facilement encore des militants mélancoliques. Il y a dans le système Sarkozy, dans son application à séduire, à cajoler ses futurs serviteurs, à éliminer les gêneurs, une indéniable tendance paranoïaque.
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