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Auteur Fil de discussion: Séminaire de Hervé Hubert, Paris 7  (Lu 742 fois)
Elemmirë
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« le: 24 Fvrier 2008 08:48:21 »

Bonjour, j'ai lu dans un article aujourd'hui, que "le psychiatre et psychanalyste Hervé Hubert, qui dans l’Université Paris VII (UFR de sciences humaines cliniques) ouvre un séminaire de neuf séances consacré au « cas » Sarkozy sur la base de la lecture du livre « Témoignages » publié en 2006"

(Totalité de l'article ici: http://www.marianne2.fr/Quand-les-psys-se-penchent-sur-le-cas-Sarkozy_a84147.html)

Je donnerais cher (euh, enfin chuis étudiante, j'ai pas de sous, hein!) pour obtenir le texte de ce séminaire. Quelqu'un a-t-il déjà fait ce genre de démarche, essayer de récupérer les cours d'autres facs? Je suis allée voir sur le site de l'université Paris 7, je n'ai pas trouvé de forum comme psychomirail pour échanger directement avec les étudiants. Personne n'a un contact à Paris 7? Quelqu'un sait comment je pourrais faire? Apparamment le prochain séminaire (3ème/9) aurait lieu le 13 Mars, d'après l'article. Mais les deux premiers, déjà...
Merci d'avance!

Elemm'
« Dernière édition: 25 Fvrier 2008 21:07:42 par Cecile » Journalisée
groliv
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« Répondre #1 le: 25 Fvrier 2008 12:38:51 »

... déontologiquement/éthiquement problématique
... politiquement, ne peut que conduire à augmenter le fossé entre pro / anti Sarkozy... alors qu'on pourrait tout de même discuter politique (c'est à dire des sujets de fond. Ex : le maintien en détention après la peine, quelle conception psychocriminelle).

Ceci dit, c'est sûrement un cas passionnant et il doit y avoir matière à enseignement clinique.

Bien que ma curiosité soit piquée, j'essayerai tout de même de ne pas transformer (ou du moins de ne pas trop me duper quand j'y succombe) une figure politique en objet de jouissance.

(petit démon intérieur) : dis, tu nous raconteras ?
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"Quand Lacan fait de la cure, parce qu'elle change le rapport du sujet aux objets, à la jouissance, à l'autre et aux autres, une sortie du capitalisme, je ne crois pas qu'il s'agisse d'une formule pour les chiens..."
Marie-Jean Sauret, L'effet révolutionnaire du symptôme
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« Répondre #2 le: 25 Fvrier 2008 13:24:44 »

Voici divers avis de psychiatres,psychanalystes... à son sujet.Un article sur son cas, lorsqu'il était ministre:

UNE ENQUETE COMPLETE :
LES PSYS ANALYSENT LE CAS SARKOZY...
 
Réalisé par  MARIANNE en aout 2005
 
SOMMAIRE :
 
1) Présentation
2) Témoignages de psys souhaitant garder leur anonymat
3) "Cet homme contrôle tout ce qu'il fait et dit", par Sylvie BRATTER (psychiatre et psychothérapeutes à Paris)
4) La position surmoique, par michel T., psychiatre à Paris
5) Maniaque hypersyntone ? Analyse du Dr B., expert psychiatre auprès des tribunaux
6) Schizophrène ? par Gertrude DILLINGER
7) Paranoïaque ? par Gertrude DILLINGER
 
 LES PSYS ANALYSENT LE CAS SARKOZY... 
 
C’est l’argument choc des chiraquiens : « Sarkozy ? Il est complètement fou. »
Comprenez : parano, névrosé, schizophrène et autres pathologies… En tous cas, incapable de maîtriser ses émotions. D’ailleurs, vous verrez, « il explosera en vol ». En clair, sa folie le perdra… Et, du coup, la rumeur enfle, surtout depuis l’effarante prestation sarkozienne du 14 juillet 2005. Pour en avoir le cœur net, le mieux était encore de demander l’avis éclairé des psychanalystes, psychiatres et psychothérapeutes.
C’est ce qu’on fait plusieurs journaux anglais pour tenter d’expliquer l’auto enfermement de Tony Blair à propos de la guerre d’Irak. Verdict des psys : dangereusement schizo !
 
A quelques exceptions près (deux psys se sont réfugiés derrière cette stupidité : la santé mentale d’un homme politique ne compte pas, seul importe le contenu de son discours), ils ont accepté, certains de façon anonyme, car, à l’évidence, Sarkozy leur fait peur (parce qu’il est ministre de l’Intérieur ?), de décrypter le personnage, ses déclarations et surtout ses actes. Or, force est de constater qu’il y a presque autant de diagnostics que de thérapeutes.
 
Mais soyons honnêtes : vous connaissez un homme politique absolument sain d’esprit ? Sans parler de Napoléon, radicalement et dangereusement dingue. Jospin était-il vraiment « raisonnable » ? Chirac, comme Mitterrand jadis, n’a-t-il pas ses propres névroses obsessionnelles ? Et il faut avoir un sacré grain de folie à prétendre à la fonction suprême. Comment imaginer que le pays tout entier a besoin de vous sans être un brin mégalomane !
 
Le poète et écrivain anglais Gilbert Keith Chesterton affirmait : « le fou n’est pas l’homme qui a perdu la raison. Le fou est celui qui a tout perdu, excepté la raison. »
 
La question n’est donc pas de savoir si Sarko est fou, mais si sa folie dépasse ou pas les bornes.
 
  « Je peux dire, subjectivement, qu’il me semble sérieusement dérangé. Peut-être plus encore que d’autres hommes politiques, parce qu’il a un côté excité qui peut faire penser à un maniaco-dépressif. Mais la déontologie et l’honnêteté intellectuelle interdisent de se prononcer sur qui que ce soit en dehors d’une relation médicale. »

Un psychiatre

« Personnellement, je le trouve complètement fou, mais il ne m’a pas payé pour que je l’analyse, donc je ne peux pas le dire. D’ailleurs, je préfèrerais ne pas vous avoir parlé. »

Un psychiatre
 
« On n’attaque pas un homme politique sur sa folie. On doit le combattre sur des arguments politiques. »

Une psychanalyste
 
"Cet homme contrôle tout ce qu’il fait et dit"
Par Sylvie Bratter, psychiatre et psychothérapeute à Paris.

Que vous évoque le cas Sarkozy ?
Nicolas Sarkozy dégage une énergie et une volonté qui m’impressionnent. En dehors de toute considération d’ordre politique, il est vraiment étonnant, ce petit bonhomme.
 
Petit ?
Je ne veux pas être désobligeante, et je n’ai d’ailleurs aucune raison d’imaginer Nicolas Sarkozy comme l’un de mes patients, mais il est vrai que j’ai constaté, dans ma pratique, que les hommes petits ont souvent le sentiment de devoir sans cesse prouver quelque chose. Ils ont un problème de l’ordre de la puissance et de la virilité. Pour compenser ce qu’ils vivent comme un handicap, ils en font quatre fois plus que les autres.
 
Est-ce pathologique de penser à la présidentielle en se rasant ?
La formule employée était drôle et préparée pour faire mouche. Mais il est certain que l’obsession affichée de devenir président de la République est le signe d’une personnalité à l’ego surdimensionné.
 
C’est une forme de pathologie ?
Ce symptôme peut être vécu sur un mode paranoïaque et, dans ce cas, il y a danger : le sujet, persuadé d’avoir raison contre la terre entière, cherche à imposer à tous sa vision du monde. Cela nous a fourni au cours des siècles un certain nombre de dictateurs. Mais, dans le monde politique, l’ego surdimensionné est plus souvent vécu sur le mode cyclothymique. Ce sont des personnalités maniaco-dépressives, qui alternent entre des phases dépressives durant lesquelles elles sont au fond du trou, et des phases maniaques, où elles deviennent hyperactives et se persuadent de leur inestimable valeur. Il y en a beaucoup dans le monde politique, et même elles sont un certain nombre à se faire aider par des psychothérapeutes.
 
Sarkozy est en phase maniaque, selon vous ?
Je dirais plutôt hypomaniaque, il n’est pas malade. Mais sa boulimie de travail et de performances médiatiques en fait un sujet intéressant à observer.
 
Pensez-vous qu’il en fait trop ?
Je suis persuadée qu’il contrôle absolument tout ce qu’il fait et dit. En particulier, je suis certaine qu’il ne dérape pas, quand il dit « Kärcher », ce n’est pas une brusque inspiration : il a décidé, probablement avec un staff très fourni, d’employer ce mot précis, à ce moment-là. Je suis sûre qu’en se rasant il ne pense pas seulement à la présidentielle mais réfléchit aussi aux conseils d’un certain nombre de psychologues comportementalistes autour de lui. Il portera ce jour-là telle ou telle cravate, et rira aux éclats à la première attaque de l’adversaire, etc…
 
C’est épuisant, non ? De quoi, pour le coup, tomber vraiment malade ?
Sarkozy est un perfectionniste. Il ne s’économise pas. Il n’y a rien de commun entre le personnage de traître un peu hargneux des coulisses politiques sous l’ère Balladur et le Bonaparte en campagne d’aujourd’hui. Et quand on voit le changement d’image qu’il a réussi à imposer dans les médias, on ne peut que dire « chapeau l’artiste ».
 
La position surmoïque
Par Michel T., psychiatre à Paris
 
Quand Nicolas Sarkozy parle de « nettoyer au Kärcher » la Cité des 4000 à la Courneuve, on pourrait penser, à première vue, qu’il s’agit d’une pulsion aussi violente que vengeresse. C’est d’ailleurs ce que lui reprochent ses opposants politiques. Mais je ne suis pas tout à fait d’accord. Je pense au contraire que, ce faisant, il se met dans une position « surmoïque » qu’il souhaite rassurante. Bien que ses propos soient violents, il ne les pense pas ainsi. Il se voit plutôt dans le rôle de l’honnête père de famille qui est bien obligé de se transformer en père fouettard si ses enfants ne respectent pas les règles. A ses yeux, il sait où est la limite à ne pas franchir, et, quand il estime qu’elle a été dépassée, il se sent autorisé à hausser le ton comme un héros antique, mi-homme, mi-dieu. Ce n’est pas du populisme, parce qu’il ne se contente pas de jouer sur les peurs du public : il se présente comme le sauveur de l’autorité perdue, comme le Père éternel de tous les français. Vous noterez par ailleurs que, si Nicolas Sarkozy parle peu d’idéologie, en revanche, il évoque abondamment la question des religions, terme qu’il utilise toujours au pluriel. Dans son discours, il est rarement question de « spiritualité », ou même de « rites ». Ce qui le fascine, dans les religions, c’est justement cette position « surmoïque » qu’il rêve d’atteindre. Une des prérogatives des religions est de fixer la limite entre le bien et le mal. Plus que de maintenir l’ordre, ce qu’il fait déjà en tant que ministre de l’Intérieur, Nicolas Sarkozy rêve de fixer cette limite et d’accéder à cette position « surmoïque » qui n’appartient qu’aux dieux.
 
Maniaque hypersyntone ?
L’analyse du Dr B., expert psychiatre auprès des tribunaux
 
Nicolas Sarkozy a une âme de chef, mais quelque peu autocrate, avec une intolérance extrême à la contradiction et une propension à utiliser les médias pour servir son projet personnel.
Il fonctionne à l’évidence sur un mode paranoïaque, comme le montre son hypertrophie du Moi, sa méfiance, sa rancune, sa psychorigidité…
Cela dit, il est difficile de distinguer le paranoïaque de l’assoiffé de pouvoir. En revanche, son état actuel est plus problématique. Il développe un état d’exaltation qui crée chez lui un état comparable à l’état maniaque.
Il en présente d’ailleurs les signes cliniques : l’hyperactivité, le sentiment d’omniscience et d’omnipotence, et même la désinhibition, comme en atteste ce que certains appellent des « dérapages ».
Mais là encore, à l’instar des maniaques, il fait montre de ce que l’on appelle l’hypersyntonie, c’est-à-dire le fait de savoir d’instinct jusqu’où on peut aller trop loin. Ainsi, lorsqu’on a l’impression qu’il en fait trop, ça lui réussit quand même.
Pour combien de temps ? L’état maniaque dure rarement longtemps. A ce régime-là, on ne tient pas deux ans !

Schizophrène ?

Il y a au moins deux Nicolas Sarkozy. Le second tend à venger le premier. Le premier est l’enfant blessé par l’absence d’un père originaire de Hongrie, aristocrate proclamé dont le cadet mal aimé, obligé de vendre des fleurs et des glaces à Neuilly pour payer ses études, se vengera plus tard en proclamant avoir cherché en vain le prétendu château de famille. Clin d’œil du destin, ce père, frivole, trop beau, est né dans les brumes de l’Empire austro-hongrois, berceau de la psychanalyse.

Lacan enseignait que l’absence du père chamboule les structures du ça, du Moi, du Surmoi et du préconscient. Parfois jusqu’au délire de la névrose obsessionnelle. Il y a quelque chose de ce délire dans le soin que met Nicolas Sarkozy à organiser se meetings comme autant de sacres à sa gloire – La démesure du dernier congrès de l’UMP restera dans les anales. Il y a aussi une once de délire et de folie des grandeurs dans son insolence à organiser une conférence de presse le 14 juillet 2005, presque à la même heure que la traditionnelle interview du président de la République.
 
On dira : il est jeune, fringant, impatient, sans doute. Mais ce galop permanent peut être aussi le symptôme de son impuissance à situer son idéal du Moi. L’absence du père qui donne le nom, « le signifiant du nom du père » (Lacan), revient en boomerang sous la forme d’un délire contre Dieu, qui incarne toutes les formes haïes de la paternité.
Freud avait déjà souligné le caractère religieux de la névrose obsessionnelle, avatar pathologique de la religion judéo-chrétienne qui sous-entend toute la société occidentale.
Pour Sarkozy, tous ceux qui lui rappellent sa relation d’amour-haine au père et lui barrent le passage sont autant de dieux à dévorer…
 
C’est l’enfer de Nicolas Sarkozy !

 
Jacques Lacan, le psychanalyste français, a longtemps étudié la psychose à travers ce qu’il nommait « la forclusion du nom du père ». Selon lui, c’est le père qui nomme, qui incarne la loi, qui donne naissance à l’idéal du Moi. Ce père-là, Nicolas Sarkozy l’a cherché en se mettant systématiquement  à l’ombre et au service d’aînés puissants, Achille Peretti, Jacques Chirac, Edouard Balladur, Charles Pasqua. Peretti meurt trop vite pour recevoir les coups de bec du pauvre petit canard de Neuilly. Les autres verront tous, à un moment ou à un autre, ce « fils idéal » se transformer en carnassier.
Lacan enseignait que l’absence du père chamboule les structures du ça, du Moi, du Surmoi et du préconscient. Parfois jusqu’au délire de la névrose obsessionnelle. Il y a quelque chose de ce délire dans le soin que met Nicolas Sarkozy à organiser se meetings comme autant de sacres à sa gloire – La démesure du dernier congrès de l’UMP restera dans les anales. Il y a aussi une once de délire et de folie des grandeurs dans son insolence à organiser une conférence de presse le 14 juillet 2005, presque à la même heure que la traditionnelle interview du président de la République.
 
On dira : il est jeune, fringant, impatient, sans doute. Mais ce galop permanent peut être aussi le symptôme de son impuissance à situer son idéal du Moi. L’absence du père qui donne le nom, « le signifiant du nom du père » (Lacan), revient en boomerang sous la forme d’un délire contre Dieu, qui incarne toutes les formes haïes de la paternité.
Freud avait déjà souligné le caractère religieux de la névrose obsessionnelle, avatar pathologique de la religion judéo-chrétienne qui sous-entend toute la société occidentale.
Pour Sarkozy, tous ceux qui lui rappellent sa relation d’amour-haine au père et lui barrent le passage sont autant de dieux à dévorer…
 
C’est l’enfer de Nicolas Sarkozy !
 
Diagnostic éclairé par le Dictionnaire de la psychanalyse d’Elisabeth Roudinesco (Fayard)
Paranoïaque ?
Nicolas Sarkozy n’est pas né par hasard à la politique. Comme disait Freud, « il n’y a pas de hasard ». Tout événement a du sens.
Ce garçon, notre ministre de l’Intérieur donc, a certainement dû surmonter une grave crise d’identité dès l’enfance, écartelé entre un grand-père maternel, urologue parisien à succès, et l’absence douloureusement ressentie d’un père charmeur et distant. Cadet de la fratrie, élève plutôt médiocre entre ses frères brillants, il lui a sans doute fallu déployer beaucoup d’énergie pour parvenir à la réalisation de son Moi.
La politique, dans ce cas de figure, est le lieu idéal pour ce que nous nommons dans notre jargon « les expériences paroxystiques », nécessaires à l’éclosion de telles personnalités.
Dans nos sociétés, on ne lève plus d’armées pour conquérir. Et qui veut être Hannibal ne cherche plus d’éléphants pour traverser les montagnes, mais les caméras du 20 heures pour occuper les écrans de télé à l’heure du potage, et des mots simples, comme des coups de clairon.
Le jeune Sarkozy, une fois son fort complexe d’Oedipe et les rivalités fraternelles surmontées, a développé un besoin paranoïaque de se faire « voir ». Sa mère raconte en riant comme il chahutait à l’Institution Saint-Louis-de-Gonzage pour se faire remarquer en faisant le clown là où son frère aîné avait brillé par ses bons résultats. Elle assure même qu’il faillit devenir un voyou au lycée Chaptal (les mères exagèrent toujours !), avant d’être à nouveau bouclé chez les bons pères. Plus tard, il n’avait qu’un choix possible pour concilier son besoin de puissance et son goût de paraître : l’arène politique.
La politique est aujourd’hui l’un des rares lieux où il est légitime d’écraser ceux qui vous ont écrasé. Sous l’œil des caméras de télévision, on devient un « tueur » ou un « loser », avec gros avantage, en parts de marché, au « tueur » qui épatera toujours le bourgeois en chaussons.
Sarko avait une revanche à prendre. Il sait tuer l’adversaire en riant, et s’en vante. Il ne fait confiance qu’à très peu de monde et renifle partout l’odeur du complot. Il suffit pour s’en convaincre de se souvenir de la brutalité avec laquelle il a renvoyé un haut fonctionnaire de la police qu’il soupçonnait d’avoir été à la source de la révélation de ses déboires conjugaux.
La paranoïa est sans doute la forme de folie qui ressemble le plus à une authentique élaboration philosophique. Avec un mode d’expression logique et une « intellectualité » proche du raisonnement normal, les grands paranoïaques peuvent bluffer les foules, et plus facilement encore des militants mélancoliques.
Il y a dans le système Sarkozy, dans son application à séduire, à cajoler ses futurs serviteurs, à éliminer les gêneurs, une indéniable tendance paranoïaque.
 

 


 
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« Répondre #3 le: 25 Fvrier 2008 14:42:41 »

@ Cécile: merci pour cet article qui montre que je ne suis pas la seule à m'intéresser à ce cas, déjà  Clin d'oeil
@ Groliv: promis, étude de cas ou discussion sur le fond, l'un n'empêche pas l'autre. Quant à creuser le fossé pro/anti, le but ici n'est pas de juger l'homme politique, mais d'éclairer nos questionnements sur le cas humain. L'analyse psychologique n'incluant pas de jugement de valeur, je ne vois pas en quoi le diagnostic pourrait changer les avis. Simple curiosité, parce que le personnage est tout de même sacrément surprenant, qu'on soit pro ou anti. C'était tout... Cela dit, si mon topic te pose un problème déontologique et/ou éthique, libre à toi de le supprimer, je ferai mes recherches par un autre biais  Sourire
Merci,

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« Répondre #4 le: 25 Fvrier 2008 16:32:46 »

@Elemmirë:
Il est vrai que je m'intéresse à ce cas mais il n'est pas le seul. J'aime bien me faire un portrait psychologique des personnes qui marquent leur époque.
C'est pourquoi, j'ai trouvé cet article assez intéressant dans son ensemble sur les avis qui ont pu lui être portés du point de vue clinique.

@Groliv:
Avec cet article je ne cherche pas à alimenter les accords/désaccords au niveau politique (pro/anti sarko) et je comprends tout à fait tes positions là-dessus.
Et je partage l'idée de supprimer ce fil de discussion si cela devait en arriver à cette finalité.
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« Répondre #5 le: 25 Fvrier 2008 17:20:01 »

Ca serait dommage de le supprimer. Mais, c'est vrai que la tâche n'est pas aisée. Il est difficile de voir l'homme autrement que politiquement parlant. Et il est encore difficile de se débarrasser de ces propres opinions politiques. Pour moi, en tout cas, c'est impossible : Le bonhomme, je l'aime pas et, ça, c'est rédhibitoire!!! De plus, je fais parti de ceux que pensent que toutes nos actes sont politiques. la politique nous entoure, on vit avec, on vit pour ça, elle est "en nous"!!

Donc, je suis d'accord avec Groliv pour dire que déontologiquement, c'est limite.  Roulement des yeux
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« Répondre #6 le: 25 Fvrier 2008 18:00:54 »

Moi il me semblait que le travail du psychologue était aussi de savoir se défaire de ses propres convictions dans l'analyse des sujets rencontrés... Je veux dire, j'ai croisé un jour un patient qui m'a tenu un discours horriblement machiste pour ne pas dire esclavagiste sur sa femme et ses enfants. Si je n'avais pas été dans un rôle de psychologue, j'aurais dit "Hors de question que je fréquente ce type-là, c'est le dernier des ****!". Pourtant, le regard psychologique sert aussi à comprendre les raisons profondes des défauts que l'on ne supporte pas. Le but du regard du psychologue n'est pas de juger, me semble-t-il, mais de comprendre. C'est pourquoi, ma question de départ n'était pas "Je cherche dans ce séminaire des preuves que sarko est un bon/mauvais président", mais "Je cherche à avoir le texte de ce séminaire car comprendre le personnage m'intéresse".
Mais si il vous est impossible, sur le sujet, de vous situer en tant que psychologue, et si les ardeurs politiques ne savent pas être freinées sur ce topic, ben tant pis, on le fermera... Et je ne trouverai pas ce séminaire! Aurais-je dû poster la question en "omettant" le sujet: "Je cherche le texte d'un séminaire de Paris 7, quelqu'un sait comment faire?", pour avoir des réponses centrées sur la question au lieu que ça dérape en "J'aime/j'aime pas"? ...
Allez, soyez sympas, montrez-moi qu'on peut parler de tout avec retenue, en usant de ce que nous a appris la psychologie...
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« Répondre #7 le: 25 Fvrier 2008 18:19:32 »

Ha non, mais je trouve le sujet tout à fait intéressant, et ce serait bête de le supprimer.
Ce que je dis, c'est qu'"étudier" un homme politique, en se détachant de ses aspirations politiques est difficile, voire impossible. En ce qui me concerne, il me serait impossible de mener ce type d'étude. Mais je peux la lire, en parler, critiquer,...

 
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« Répondre #8 le: 25 Fvrier 2008 19:38:51 »

 Sourire C'est dans des moments pareils que je me dis "ah ça doit être bon de vivre dans la capitale" (désolée de titiller un peu les Toulousains de coeur, hinhin  Grimaçant)...
Tu as tenté ta chance sur le forum de Shrink Universe ?
C'est un forum très interactif (mais je l'ai quelque peu délaissé depuis ma rencontre avec Psychomirail  Clin d'oeil) où interviennent majoritairement des étudiants sur Paris. Je laisse un message si ça te dit.

Sinon, pour alimenter le débat huhu, je suis d'accord avec tout le monde ! Pourquoi tant de haine envers notre Président ?  Grimaçant A la suite de cette question, on peut se dire aussi bien "C'est vrai, pourquoi ? Alors n'entrons pas dans ces discussions de comptoir" que "C'est vrai, pourquoi ? Hé bien réflechissons".

Mais je ne crois pas que s'interroger sur l'éventuelle "psychopathologie" de Sarkozy comporte forcément un risque de "politisation". C'est peut-être aussi s'intéresser à la société tout simplement.
Ca m'intéresserait de connaître l'analyse que peuvent faire les psychanalystes de cette personne publique. Mais j'en tiendrais compte de manière modérée parce que basée sur un livre et de plus, de ce genre, je crois pas qu'on puisse vraiment s'y fier...
Disons que si certains peuvent apporter quelques éléments d'élaboration sur le Président qui est assez atypique et soulève toutes sortes de passions, je ne dis pas non car je me demande ce que tout cela veut dire.

A ce sujet, on peut aussi écouter Gérard Miller analyser le discours de Sarkozy.
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« Répondre #9 le: 25 Fvrier 2008 20:31:08 »

Merci pour l'adresse du forum nns, je ne le connaissais pas, je viens de m'y inscrire et attends la confirmation et l'activation de mon compte pour poster ma demande.
Je vous tiendrai au courant pour ceux que ça intéresse!  Clin d'oeil
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« Répondre #10 le: 25 Fvrier 2008 21:07:22 »

@Elemmirë:
Je suis intéressée, et je peux te dire que je ne suis pas la seule même si ces personnes ne s'expriment pas sur ce fil Clin d'oeil
Merci de ta démarche  Clin d'oeil
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« Répondre #11 le: 26 Fvrier 2008 08:42:25 »

@ tous : pas de question de censure de ce sujet... (dans la mesure où ça ne tourne pas au vinaigre).

Un psychiatre
 
« On n’attaque pas un homme politique sur sa folie. On doit le combattre sur des arguments politiques. »

Je suis bien de cet avis.
Ca concerne en particulier les psychanalystes qui devraient identifier, et donc renoncer à, leur jouissance à vilipender un homme public sous couvert de psychopathologie (fusse-t'elle analytique).
Ca concerne aussi les psychologue qui trouveraient sûrement dans le code de déontologie de bonnes raisons de s'abstenir.
Ca concerne aussi la déontologie médicale.
Utiliser un "savoir" sur l'intime pour décridibiliser une personne, catégoriser, sont certes des tentations mais nous devrions y renoncer me semble-t'il.
Reste que c'est peut-être un "cas" intéressant au niveau du marketing politique, voir analytique (retour du réel). Mais pourquoi se précipiter ? Nous devrions attendre quelques bonnes dizaines d'années avant de revenir sur ce thème.

(désolé pour ce ton moralisateur... mais je parle aussi de moi et de ma jouissance à vilipender notre cher président).

---

Pour en revenir au sujet... ce qui m'étonne le plus en ce moment, c'est que le débat continue à porter sur la forme et jamais sur le fond. De très nombreux sujets sont abordés qui mériteraient qu'on s'y arrête. Mais non, nous continuons (et je continue aussi) à commenter l'écume politique, l'affaire du jour recouvrant celle de la veille. Trop jouissif pour que nous nous arrêtions ?


Pour s'arrêter une seconde sur la loi sur le maintien en détention des criminels dangereux. Il aurait beaucoup à dire au niveau juridique mais, en tant que psychologue, il me semble que nous sommes interpellés sur la conception du criminel, en particulier sur la dangerosité.

Quelques citations d'une interview de notre président (sur le monde) :
"Le président revient aussi, dans cet entretien, sur la polémique sur la loi de rétention de sûreté, estimant que le principe de non-rétroactivité placerait les délinquants dans une situation inéquitable. "On aura donc deux catégories de serial-violeurs : celui qui sera libre parce qu'il a été condamné juste avant la loi, et celui qui n'aura pas le droit de sortir parce qu'il a été condamné juste après, déclare-t-il. J'aimerais qu'on ne mette pas ce principe de la rétroactivité au service des criminels les plus dangereux.""
-> serial violeur ? C'est réduire le sujet arrêté pour viols répétés à ses actes. Or il est peut être aussi autre-chose... et c'est bien l'enjeu pour que puisse exister une prise en charge "psychologique". C'est aussi se saisir d'une figure (le "serial violeur") comme appel à la peur.

La citation complète du "Parisien" est encore plus terrible
"On aura donc deux catégories de serial-violeurs : celui qui sera libre parce qu'il aura été condamné juste avant la loi, et celui qui n'aura pas le droit de sortir parce qu'il aura été condamné juste après. Imaginez que c'est votre petite fille. Vous l'acceptez ?"
Je trouve ce populisme complètement consternant :
1) Un homme public responsable ne peut tenir ce genre de propos
2) Avec ces justifications, on proposera bientôt un retour à la peine de mort
3) C'est un déni de toute forme de pensée qui est grave
4) ... le populisme marche et c'est bien pour ça qu'il est dangereux.

Je vous livre aussi l'éditorial d'Etienne Mougeotte dans le figaro (si, si... je suis tombé dessus hier matin) :
"L'éditorial d'Étienne Mougeotte du 25 février.

Il y a, à n'en pas douter, matière à controverses sur certaines initiatives récentes du chef de l'État sur la Shoah, la laïcité ou les sectes. Mais on reste confondu devant le procès en sorcellerie intenté à Nicolas Sarkozy pour avoir demandé à la Cour de cassation, dans un souci de protection des victimes, de lui faire des propositions pour permettre une application immédiate de la loi sur la rétention de sûreté.

Les députés et les sénateurs ont voté un texte qui autorise le placement, dans des centres médico-socio-judiciaires, de criminels dangereux condamnés à plus de quinze ans de prison à l'issue de leur peine et pour une durée indéfiniment renouvelable.

Le Conseil constitutionnel a validé la mesure, mais, en appliquant, sans le dire, le principe de non-rétroactivité des lois, il empêche l'application effective du texte à ceux qui ont été condamnés jusqu'à aujourd'hui.

Cette décision du Conseil a pour effet pratique de reporter au plus tôt dans quinze ans la rétention de sûreté, lorsque les criminels les plus dangereux aujourd'hui pourront être libérés à l'issue de l'exécution de leur peine. Et les autres ! Ceux qui, dans les mois ou les années qui viennent, vont sortir, alors qu'ils sont des récidivistes en puissance et ne s'en cachent pas.

Le président de la République, gardien de la Constitution, mais également en charge de la protection de nos concitoyens, a légitimement appliqué le principe de réalité et saisi la Cour de cassation pour trouver les moyens de protéger la société contre quelques dizaines d'individus prêts à violer, torturer et souvent tuer à leur sortie de prison.

Il a fallu quelques heures à la cohorte des déontologues pour déclencher un tir de barrage : contournement d'une décision du Conseil constitutionnel, mise en cause de la séparation des pouvoirs, atteinte à l'État de droit ! Voici ce qui est reproché à Nicolas Sarkozy, alors qu'il a tout simplement, comme il en a le devoir, recherché les moyens de protéger les Français contre ceux qui sont atteints de graves dérèglements de la personnalité et qui peuvent à tout instant passer à l'acte.

Robert Badinter, mieux inspiré lorsqu'il présidait avec une grande hauteur de vue le Conseil constitutionnel, dénonce une période sombre pour la justice. On a envie de lui répondre que c'est plutôt une période de dérèglement de l'esprit public quand on cherche à opposer les grands principes du droit à la sécurité légitime des Français.

Une démocratie repose sur l'État de droit, mais le premier des droits du citoyen ordinaire est d'être protégé des psychopathes et des déviants. L'État de droit s'impose à tous ; que messieurs les assassins commencent."
Rejet des intellectuels et appels à la peur nous rappellent les heures les plus noires du populisme.
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"Quand Lacan fait de la cure, parce qu'elle change le rapport du sujet aux objets, à la jouissance, à l'autre et aux autres, une sortie du capitalisme, je ne crois pas qu'il s'agisse d'une formule pour les chiens..."
Marie-Jean Sauret, L'effet révolutionnaire du symptôme
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« Répondre #12 le: 04 Mars 2008 12:31:06 »

Juste pour dire que mon post sur Shrink Universe reste pour l'instant sans réponse... Triste
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